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samedi 28 juillet 2012

Seconde représentation : le Gavroche de 62

La journée était en vigilance orange, les cartes météo étaient constellées de gros nuages traversés d'éclairs, et à 17 h, on hésitait encore sur l'annulation ou non de la représentation, c'est dire si l'affaire était mal engagée. Et puis le ciel s'est découvert, le bleu a bousculé la grisaille, l'espoir est revenu et les spectateurs ont afflué, certes moins nombreux que la veille, mais surtout il y avait parmi eux Jacques Brisse, le Gavroche de 1962. Il avait douze ans à l'époque.

Jacques Brisse (Gavroche 1962) avec Louis Davier et Gaël d'Abadie (Gavroches 2012)
Jacques n'était pas venu les mains vides : il m'avait apporté une pièce d'archive émouvante, rien moins que son texte de Gavroche, dactylographié, encore impeccable cinquante ans plus tard. Ce n'est pas le texte intégral, mais il offre tout de même un large aperçu de cette adaptation, où la place du conteur et du chœur était très importante. En voici quelques vues.


Le conteur et le chœur ouvraient la seconde partie



Les répliques de Gavroche soulignées au crayon de papier.

Le rôle important du chœur de l'époque

Gavroche à la barricade

La fin de Valjean (j'ai repris sans le savoir les mêmes paroles sur Fantine et l'amour)
Extrait du spectacle : le tribunal (Scène 17), l'interrogatoire des bagnards :



Le reportage de Bip Tv, enregistré le jour de la générale (la séquence suit celle consacrée au spectacle de Chabenet).

dimanche 22 juillet 2012

Filages

Hier et avant-hier, filages en soirée des deux parties du spectacle, et répétition de scènes de foule le samedi après-midi sous le soleil enfin de la partie. Réglage des installations et désinstallations de plateaux, essais de costumes, essais de fumigènes pour la scène de la barricade, recherche de précision et de rythme sur les entrées et sorties... Bref, nous sommes dans les journées décisives où il s'agit de parvenir à la première avec une pièce solidement en place, où chacun a pris ses repères et assume ses responsabilités.


Répétition des enfants, avec Bruno.

Répétition du chœur
Répétition dimanche après-midi, sous la chaleur enfin présente (vue de la tour)

Pour une raison assez mystérieuse, je ne parvenais pas à graver un nouveau cd de la bande-son. Fraud (the chief of scouts) y est parvenu, non sans difficulté, merci à lui. Et de mon côté, avec un cd-rw, à ma grande surprise, j'ai enfin réussi également. Eglantine, à la régie son comme pour Dracula, va pouvoir s'exercer sur un support pas loin d'être définitif.

Nouvelles cales (homologuées) pour les tribunes

Les costumes Maratier pour les soldats et gendarmes sont arrivés. Magnifiques, comme toujours (c'est chez eux que nous avions empruntés les tenues de poilus et de généraux d' Eté 1915). Il a tout de même fallu aller les chercher à La Courneuve. Quatre heures de bouchon pour Fanette, qui s'est elle-même chargée de la tâche. Beaucoup de fatigue au total. Je veux saluer ici son effort : habiller soixante comédiens, dont certains se sont déclarés tardivement, quand la plupart ont au moins deux costumes, pour les deux époques, 1962 et Misérables, eh bien, ce n'est pas simple, c'est dix à douze heures de travail par jour, et pas mal de stress.


 ***

Vendredi après-midi, nous avons eu la visite d'un vieil habitué des ruines. J'ai vu arriver un vieil homme par le portail, gravissant lentement la côte, appuyé sur ses deux cannes : c'était Camille, 94 ans, vivant toujours chez lui, route de Mouhers, lui qui, sur Martin Guerre, jouait encore le forgeron du village, et donnait, pour Robin des Bois, une utile leçon de lavoir. Rappelez-vous :


La leçon de lavoir par adpagavi

Camille et Hervé - Retrouvailles sous la pluie.