samedi 29 juin 2013

Camille

J'apprends ce soir que Camille n'est plus. Camille Duris, le plus vieux compagnon de route de mes étés cluisiens. Vieux bonhomme magnifique, belle âme droite et courageuse. Les souvenirs remontent en cascade, depuis Volpone, en 2002, où il maniait encore la barre à mine : c'est lui qui installait les poteaux où séchaient les linges blancs des lavandières, c'est lui qui retaillaient les marches de l'escalier qui descendait dans les fossés. En 2004, pour Martin Guerre, il était forgeron, et c'était souvent le son de son marteau sur l'enclume qui ouvrait le bal. Et si, pour les éditions suivantes, sa santé ne lui permettait plus de jouer, il revenait régulièrement nous voir, et je n'oublierai jamais la leçon de lavoir qu'il nous donna pour Robin des Bois.


La leçon de lavoir 

L'été dernier encore, il gravissait la pente du château, arc-bouté sur ses deux cannes, mais son sourire et sa gentillesse étaient sans âge. C'était un bonheur alors de le retrouver, et c'est aujourd'hui une grande tristesse qui nous étreint tous.

L'été dernier, avec Hervé.

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